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Jean-Luc Girardi a été tué dans un accident de la circulation à Doyet dans l'été 2004.  Quelques jours plus tard Régis Reveneau, un ancien du Peloton motorisé de l'Allier, trouvait également la mort dans un autre accident sur l'île de la Réunion.    

Cette année, sur les trois morts en service que nous avons honoré en février 2005, j'en connaissais deux, dont un avec qui j'étais très proche.    

Je me souviens très bien de la cérémonie d'hommage aux morts. Ce jour là j'étais désigné pour la garde au drapeau de l'école et j'ai encore le souvenir de la présence du petit Maxime, fils de Jean-Luc qui était face à nous, la tête basse.  Pris par l'émotion et par les rafales de vent glacial qui agitait le drapeau dans tous les sens,  Je crois avoir passé un des plus mauvais moment de ma carrière. Je n'étais pas seul dans ce cas, l'Adjudant Richefort qui était à mes côtés, a également connu cet état de fébrilité.  

Quelques années plus tard, j'ai retrouvé Maxime qui venait d'arriver comme gendarme-adjoint volontaire au Peloton d'Autoroute de Montmarault. 

Puis il y a eu la construction de la nouvelle caserne de gendarmerie de Montluçon et la question de son baptême.   Le Colonel Taupin qui commandait le groupement de gendarmerie de l'Allier, me demanda si j'avais une idée pour le nom de baptême.  Pour moi, le choix était évident.  Le Major GIRARDI ancien de la caserne du Chevau-Fug devait donner son nom.  

Aussitôt, j'appelais Maxime, devenu gendarme mobile en Bretagne pour lui demander son avis et l'accord de sa famille. Le jour de mon appel, Sylvie, sa mère, et sa soeur étaient présentes.  L'accord fut donné avec enthousiasme et rapidité.  L'affaire était entendue, le Colonel Taupin donnait son accord pour la constitution du dossier.