Un petit rappel historique

Si l’on se réfère aux différents historiens qui ont retracés l’origine et l’histoire de la Gendarmerie, il est nécessaire de revenir au XIème siècle. Sans rentrer dans le détail de ce pan d’histoire de la guerre de 100 ans, on a pu relever qu’un grand officier rattaché à la cour du Roi avait un droit de justice sur ses troupes en temps de guerre. Appelé Maréchal, cet adjoint des écuries royales deviendra commandant en second de l’armée et exercera par la suite la justice en temps de paix uniquement sur Paris. Les troupes servant sous ses ordres deviendront la Maréchaussée. Au fil du temps et des rois, cette maréchaussée connaîtra bien des réformes allant même jusqu’à sa disparition, puis reviendra renforcée pour mieux assurer la sécurité du royaume.

Etant souvent opposée au pouvoir judiciaire qui voit en elle un adversaire, il faudra attendre 1566 et l’ordonnance de MOULINS qui soumettra la maréchaussée à l'autorité du pouvoir Judiciaire.

En 1670, l'ordonnance criminelle préparée par Colbert élargit encore la compétence de la Maréchaussée, en y ajoutant la répression des vols avec effraction, les assassinats prémédités, les émeutes populaires en rappelant aux prévôts les limites de leur domaine d'action : Les Campagnes.

Les prévôts et archers qui portent de 1631 à 1669 le titre de Chevaliers et Archers du guet sont quand même appelés à concourir à la police urbaine les jours de cérémonies, foires et marchés, ainsi qu'à la police des auberges et des cabarets.   

La maréchaussée

En 1720, les premières bases de quadrillage connaissent un nouvel essor avec une réorganisation du maillage. Trente compagnies commandées par des prévôts agissant sur l'étendue d'une Généralité (zone de compétence) furent mise en place dans le pays. Elles ne regroupaient pas moins de 565 brigades. L'étendue des compagnies étaient variables. Pour situer les choses, la généralité de MOULINS était composée de 17 brigades pour un effectif de 90 archers. Les brigades étaient les suivantes : MOULINS – LE DONJON – VARENNES – CUSSET – GANNAT – MONTMARAULT – MONTLUCON – EVAUX LES BAINS – AUBUSSON – CHENERAILLE – GUERET – DUN LE PALTEAU – ST PIERRE LE MOUTIER – NEVERS – DECIZE – ST SAULGE et CHATEAU-CHINON. 

 De 4 à 5 hommes composaient les brigades qui étaient installées le long des axes importants avec pour mission de les surveiller sur 4 ou 5 lieues (presque 20 kms) de part et d'autre. Chaque jour, des tournées quotidiennes de deux hommes étaient commandées pour assurer une présence dissuasive.

En 1738, la généralité du Bourbonnais comprend 18 brigades pour 90 cavaliers et un trompette, l’intendant est M. de Saint Mesmin, les Lieutenances sont Moulins et Guéret.

extrait carte 1749

Carte des généralités - au centre celle de Moulins

Sans titre-1

Cachet de la généralité de Moulins

brigadier de maréchaussée 1756

Brigadier de Maréchaussée en 1756