Le_maréchal_de_La_Palice

Quand on traverse Lapalisse par l'ancienne RN 7, en arrivant de la direction de Moulins,   on aperçoit tout de suite un magnifique château.  Immédiatement, un panneau indicateur nous rappelle que c'est ici que les Lapalissades ont pris naissance et que les vérités sont de savoureux bonbons.  Ce que l'on sait moins, car historiquement on a retenu que les Lapalissades,  c'est que celui qui en est à l'origine a été un très grand militaire : Jacques II de Chabannes de Lapalice.  Vous pouvez admirer son château et même le visiter. 

Il faut être un initié pour se rappeler qu'il a été Maréchal de France et que son portrait trône dans une salle du musée de la gendarmerie de Melun. 

Jacques Lapalice (ou de La Palisse), né en 1470 à Lapalisse dans le Bourbonnais et mort le 24 février 1525 à Pavie en Italie, est un noble, militaire français et Maréchal de France. Il sert sous trois rois de France (Charles VIII, Louis XII et François 1er) et participe à toutes les guerres d'Italie  de la période. Dans plusieurs ouvrages de biographies nationales, il est considéré comme un des plus grands capitaines de son temps.

François 1er le récompense de sa loyauté en l'élevant à la dignité de maréchal de France le 7 janvier 1515.

La Palice, qui dirige l'avant-garde de l'armée française, figure parmi les principaux chefs militaires français lors de la bataille de Pavie, qui se déroule sous les murs de la ville le 24 février 1525. En sa qualité de vétéran des guerres d'Italie, il fait partie des proches conseillers du roi. Au conseil du roi, La Palice, qui a préalablement déconseillé d'engager la bataille contre l'avis de Guillaume Bouffet de Bonivier , favori du roi, doit se résoudre à participer au combat. En dépit des réticences de La Palice, le roi ordonne la charge des chevaliers. Dans le cours de la bataille, cette charge de cavalerie réduit à néant la stratégie des artilleurs du grand maître de l'artillerie Galiot de Genouillac. Comme beaucoup d'autres, La Palice, qui participe à la charge, est désarçonné par des arquebusiers et doit combattre à terre en armure, face à des lansquenets plus légèrement vêtus. Après avoir résisté pendant un temps, La Palice est vaincu par les Impériaux et doit se rendre à un capitaine napolitain. La capture du maréchal lui est néanmoins disputée par un officier espagnol nommé Buzarto, qui a lui-même espéré faire prisonnier La Palice. Furieux que l'Italien se refuse à partager l'éventuelle rançon, Buzarto décharge son arquebuse à bout portant sur la cuirasse du maréchal, le tuant. La bataille de Pavie se solde par une lourde défaite française, et le roi François Ier lui-même, fait prisonnier, est conduit jusqu'à Charles-Quint à Madrid.

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