LA GENDARMERIE DE L'ALLIER

Les principaux évènements de 1791 à nos jours.


La loi du 16 février 1791 organisa la Gendarmerie Nationale en divisions comprenant chacune 3 départements et commandées par un Colonel. Chaque département
comprenait deux compagnies sous les ordres d'un lieutenant-colonel assisté de deux Capitaines de Compagnie, et une moyenne de 15 brigades ayant à sa tête un Maréchal des logis et 4 gendarmes.
Les départements du Cher, de l'Allier et de la Nièvre constituèrent la 27ème Division basée à Bourges et commandée par le Colonel Clerget de Saint Léger,ancien
Prévôt général du Berry. Les deux compagnies de l'Allier se trouvaient placées sous les ordres du lieutenant-colonel Dumas Besse de la Chassagne. Il était assisté de deux
Capitaines, six lieutenants pour douze brigades. (Moulins, St Pourçain, Gannat, Cusset, Varennes, Le Donjon, Montmarault, Montluçon, Lapalisse, Dompierre, Chevagnes, Cérilly).
Seuls quelques renseignements ont été obtenus sur la brigade de Montmaraud (ancienne écriture). La brigade comprenait le Brigadier François, les gendarmes Lebel,
Tamessier, Roy et Rondet.


Le 23 novembre 1791, le calme régnant dans le canton, la brigade de Dompierre est établie provisoirement à Jaligny.


Le 12 janvier 1792, l'administration départementale demanda que les effectifs de 12 brigades soient augmentés à 15. Elle en obtint 17 dans le cadre du Décret du 14 avril ( St Sauvier, Cressanges, Jaligny, Souvigny et le Mayet). Puis le 18 décembre elle demanda des créations à Hérisson, Le veurdre et le transfert de la brigade de St Sauvier à Huriel. En 1795, la brigade de Cressanges fut transférée au Montet. Puis entre 1795 et 1798, la brigade du Montet fut déplacée à Souvigny.


Après les Lois de l'an V (1797), les effectifs de la gendarmerie augmentèrent et il fallut réformer l'ancienne organisation. Cette réforme eu lieu le 28 germinal an VI
(1798.). Chaque division fut composée de 4 départements placés sous les ordres d'un chef de division. Chaque division était partagée en deux escadrons, commandés par
un Chef d'Escadron et chaque escadron divisé en deux compagnies, chacune dirigée par un Capitaine et des Lieutenants. À chaque compagnie se rattachait un certain
nombre de brigades. Ce nombre était proportionnel à l'étendue territoriale, à la position topographique, à la situation politique et à la population. Ces brigades elles mêmes commandées par un Maréchal des Logis ou un Brigadier étaient uniquement à cheval.


Dans le cadre de cette structure, l'Allier, toujours rattaché à la 27ème Division, constitua avec la Creuse le 25ème Escadron, commandé par le citoyen de Robquin en
résidence à Montluçon. La compagnie de l'Allier, aux ordres du citoyen Antoine Deléage, gardait son état-major à Moulins et était composée de 19 brigades ( Bourbon, Cérilly, Chevagnes, Cusset, Dompierre, Gannat, Hérisson, Huriel, Jaligny, Lapalisse, Le Donjon, Le Mayet, Montluçon, Montmarault, Moulins, Villeneuve, St
Pourçain, Souvigny et Varennes). La brigade de Le Montet est déplacée à Souvigny.


De 1797 à 1801, la 27ème division fut commandée par le Colonel Malêche. Puis la 27ème Division devint la  13ème Légion par l'arrêté consulaire du 12 thermidor an IX.
(31 juillet 1801) Situé à Moulins le commandement de la 13 éme Légion connut d'abord le Colonel Labaury ( 1801 - 1804) puis le Colonel Almain (1804 -1810).
En 1801 la compagnie de l'Allier toujours constituante du 25ème Escadron était commandée par un Capitaine qui était secondé par quatre Lieutenants basés à
Gannat, Lapalisse, Montluçon, et Moulins, ainsi qu'un souslieutenant au chef — lieu. Quinze brigades à cheval (Bourbon, Cérilly, Chantelle, Chevagnes, Cusset, Gannat,
Huriel, Lapalisse, Le Donjon, Montluçon, Montmarault, Moulins, Souvigny, Varennes et Villeneuve) et 2 brigades à pied (Châtelmontagne en remplacement du Mayet et
marcillat) constituaient la compagnie.


La 13ème légion fut ensuite commandée par le Colonel Barbier-Lassaud (1810 -1815). Durant cette période le 25ème Escadron fut transféré à Guéret. La brigade de Villeneuve S/allier fut dissoute, les brigades de Châtelmontagne et Marcillat devinrent des brigades à cheval.
De 1804 à 1815, la Gendarmerie perdit l'appellation de Nationale pour prendre celle d'Impériale. Puis en 1815, début de la restauration elle prit l'appellation
de Gendarmerie Royale. Dans le même temps la 13 éme Légion devint la 8 éme Légion avec comme premier Commandant Le Colonel Baron de Laroque qui fut remplacé en 1817 par le Colonel Comte de Foucault. Le 25 éme Escadron fut rebaptisé 14 éme Escadron.
En 1815, la compagnie de gendarmerie royale de l'Allier est commandée par le Capitaine Civel. 
En 1817, l'Allier comptait alors 18 brigades à cheval et 2 à pied. La brigade de Châtelmontagne fut remplacée par celle du Mayet de Montagne, Marcillat
redevint brigade à pied ainsi que Montmarault. La brigade de Lurcy-Lévis fut créée.
En 1821 le Colonel Baron de Laroque reprit le commandement de la 8 éme Légion.
Il fut remplacé en 1828 par le Colonel Clément, puis vint le Colonel Deqgasq ( 1832 - 1835).
Jusqu'en 1830, l'organisation de la Gendarmerie Royale ne connut pas de bouleversement notable. Seule la Creuse fut rattachée à la 11 éme Légion de Limoges. La 8 ème légion était alors composée des compagnies de l'Allier, du Cher, de la Nièvre et du Puy-de-Dôme.
En 1834, le Capitaine Damour et 25 gendarmes de la compagnie de l'Allier sont envoyés en renfort dans l'ouest de la France.
De 1835 à 1839, la 8 éme Légion fut commandée par le Colonel Carrelet qui était originaire de St Pourçain S/ Sioule. Celui-ci devint Général de Division et se distingua
en commandant la fusillade des Boulevards à Paris le 4 décembre 1851 ce qui lui vaudra de devenir Sénateur puis Comte du Second Empire. À cette même date, la brigade de Lapalisse fut complètement décimée en chargeant à cheval contre une barricade défendue par des républicains du Donjon soulevés contre le coup d'État. Le Maréchal des Logis Lemaire fut tué, Le Lieutenant Combal et les gendarmes Busson, Gaillard et Besse furent blessés.
En 1839, le commandement de la 8 éme Légion à Moulins revint au Colonel Hautreux.,en 1840 au Colonel Damour, en 1842 au Colonel Martin, en 1844 au Colonel
Cuynat, en 1849 au Colonel Pierre, et en 1854 au Colonel Bouchet.
En 1852, Napoléon III prend le pouvoir et la Gendarmerie reprend l'appellation de Gendarmerie Impériale. Dès cette époque le commandement des compagnies est confié à des Chefs d'Escadron et les Lieutenances de Chef-Lieu à des Capitaines.
Tout au long du Second Empire, de nouveaux commandants de Légion se succèdent à la tête de la 8 éme :
— Colonel Gérard de Charbonnières (1856 — 1859), puis le Colonel D'eyssautier (1859 — 1860), le Colonel Duval (1860 — 1861), le Colonel Letellier de Blanchard (1861 —
1863), le Colonel Valentin (1863 — 1868), puis le Colonel Vata (1868 — 1869). En 1869, Moulins perd son titre de chef lieu de Légion. La compagnie de l'Allier est rattachée à la 11 éme Légion à Bourges. En 1870, l'Allier compte 31 brigades. (Bourbon, Cérilly, Chantelle, Chevagnes, Cusset, Dompierre, Gannat (2), Huriel, Lapalisse, Le Donjon, Montluçon (2), Montmarault, Moulins (2), Souvigny, Varennes, Le Mayet, Marcillat, Lurcy-Lévis, Neuilly le Réal, Commentry, Ebreuil, Escurolles, Jaligny, St-Germain des fossés, St Pourçain, Vichy, Hérisson, Le Montet).
Cette même année, la 13 éme Légion fournit 12 Officiers, 26 Sous-Officiers, 30 brigadiers et 360 gendarmes aux forces publiques des Armées de l'Est, du
Rhin, de Paris, de Versailles et de la Loire.
En 1875, L'Allier est rattachée à la 18 éme Légion dont le siège est à Clermont-Ferrand laquelle est commandée par le Colonel Serra. Huit nouvelles brigades furent créées (Arfeuilles, Bézenet, Bellenaves, Doyet, Néris, Noyant, Urçay et une seconde à Vichy).


Le 3 août 1875, le Brigadier Gigot et le gendarme Auriche de la brigade de Moulins réussissent à interpeller un ivrogne, malgré l'opposition et les menaces d'une foule
hostile. Ils parvinrent à leur fin en se servant de leurs sabres. Cette même année, les gendarmes Pene de Neuilly le Réal et Durif de Varennes s'illustrent en exposant
plusieurs fois leur vie pendant les inondations de l'Allier en procédant au sauvetage des personnes en danger.
Le 11 juin 1876, les gendarmes Lavanturier, Nicot et Gérard de Lapalisse se sont mis à l'eau au risque de se noyer pour sauver trois personnes qui allaient être emportées des eaux.
Le 10 septembre 1876, les gendarmes Vigier et Guérin de Doyet aidés du gendarme Coulangeon du Puy de Dôme ont arrêté, malgré un attroupement de 200 personnes
qui leur lançaient des pierres, deux individus en état de rébellion.
Le 10 avril 1877 le gendarme Senac de Chevagnes a reçu un coup de corne au ventre en essayant de maîtriser une vache furieuse. 

Le 29 avril 1877 Le Maréchal des Logis Capdeville et les gendarmes Tabaret, Bonnard et Fontaine de St Pourçain ont retiré d'une cave en flammes une femme en danger de mort et ont empêché l'explosion imminente de 4 bonbonnes déjà environnées par les flammes.
Le 30 mai 1877 le gendarme Saissac de Montluçon s'est jeté à la nage dans un courant très rapide du Cher pour porter secours à quatre personnes montées sur une voiture
attelée que le courant entraînait.
Les élections du 14 octobre sont une cause de troubles dans diverses places de l'Allier. Le Capitaine Barbier de Montluçon, le Maréchal des Logis Pons à Cusset, le Brigadier Godard et le gendarme Gagne à bezenet se sont particulièrement distingués dans la
répression de ces troubles.
Le 8 janvier 1878, le gendarme Bonnard de St Pourçain a failli être victime de son dévouement en se portant au secours d'un homme monté sur un char attelé à
deux vaches noyées.
Le 29 juin 1881, au milieu de la nuit, le gendarme Vivier de Doyet est descendu avec une corde dans un puit d'où il a retiré, après une demi-heure de travail un homme
qui s'y était jeté dans un accès de fièvre.
Le 22 juillet 1882 le Brigadier Moulins de LurcyLévis continuant la poursuite d'un chien hydrophobe( enragé )a pénétré seul dans la salle à manger d'un hôtel, où l'animal
s'était réfugié et l'a abattu de deux coups de revolver.
Le 11 février 1884, le gendarme Girard à Hérisson a été renversé et blessé en tentant d'arrêter une vache furieuse qui renversait tout sur son passage.
Le 22 juillet 1885, le Brigadier Nicolaï et le gendarme Fradin de Dompierre ont exposé leur vie en procédant à l'arrestation d'un assassin réfugié sur un bateau et armé d'un revolver chargé dont il les menaçait.
Le 30 juillet 1886, le gendarme Vallet de Moulins constatant des délits de pêche a été surpris par quatre délinquants qui se sont jetés sur lui et lui auraient fait un mauvais parti, s'il n'avait pu se dégager en faisant usage de son revolver, blessant l'un de ses agresseurs qu'il a maintenu en état d'arrestation.
En mai 1888, le Maréchal des Logis Bouillier et le gendarme Peyrouzet de Lapalisse ont arrêté après une lutte acharnée, un anarchiste dangereux, armé d'un fusil chargé
et d'une bêche.
Le 15 juin 1889, le gendarme Penet de Chevagnes a été contusionné en arrêtant un cheval emporté, attelé à une voiture, sur laquelle était une jeune fille de 16 ans.
Le 19 mars 1890, le gendarme Vidal de Marcillat s'est élancé au secours d'un individu qui allait être écrasé par la chute d'un mât d'un manège de chevaux de bois ; victime de son dévouement il a eu la jambe fracturée.
Le 25 mai 1890, le gendarme Deydier de Cusset a, pendant la nuit, sauvé deux femmes qui allaient périr dans les inondations.
Le 11 août 1890, les gendarmes Thévenin et Lescure de Chantelle se sont emparés d'un fou furieux, qui, après avoir exercé des violences contre sa femme, s'était
barricadé chez lui et menaçait de mort quiconque l'approchait.
Le 23 octobre 1891, les gendarmes Bogros et Châtel du Mayet de montagne ont, après avoir essuyé un coup de feu et après une lutte violente, arrêté un malfaiteur
des plus dangereux, recherché depuis 1889, pour subir une condamnation de 20 ans de travaux forcés.
Du 27 décembre 1894 au 15 mars 1895, 100 Sous-Officiers, brigadiers et gendarmes sont détachés à la grève des Veloutiers à Roanne, sous le commandement du
Lieutenant Kirmann de Gannat et du Capitaine Blondeau de Roanne.
Du 5 juillet au 14 août 1895, 15 Sous-Officiers, brigadiers et gendarmes sont détachés à la grève des mineurs de Bert-Montcombroux, sous le commandement du
Lieutenant Daumail de Lapalisse.
Le 1er avril 1897, les gendarmes de Moulins, qui étaient jusqu'alors installés (l'installation est située vers 1800) dans le pavillon Anne de Beaujeu (musée à notre
époque), prennent possession de l'immeuble situé au 19 de la Rue Regnaudin, conformément à la décision du conseil général du 21 août 1895. Le procès-verbal d'installation est signé par le Chef d'Escadron Roth commandant la
compagnie de gendarmerie de l'Allier.
Le 27 juin 1897, le gendarme Roghi d'Arfeuilles s'est jeté à l'eau pour tenter le sauvetage d'un homme qui se noyait et dont il a ramené le cadavre après 20 minutes de recherches.
Le 10 novembre 1897 à 11 heures du soir, le brigadier Patier de Montluçon en embuscade pour la répression du braconnage, ayant été mis en joue par un
braconnier, s'est élancé sur son agresseur, l'a désarmé et arrêté.
Le 7 juillet 1898, le gendarme Godard de Vichy a exposé sa vie pour sauver celle d'un homme engagé, avec une brouette, sur la voie de Tramway à vapeur.

plaque lapalisse